jeudi 16 juin 2016

Avec le souci, pas de soucis !

Mon premier souci s'est ouvert ce matin :


Tout comme les capucines, le souci est une plante qui repousse les parasites du potager.  Il secrète une toxine qui protège particulièrement les tomates, fraises, poireaux, ail, oignons.
Il attire de nombreux insectes, dont les guêpes parasites et les syrphes qui sont de redoutables prédateurs des ennemis de nos légumes comme le puceron.

C'est une plante médicinale comestible aux milles vertus : en usage externe le souci soigne les maladies dermatologiques, en usage interne c'est un excellent dépuratif du foie et de la vésicule.
Il est aussi connu pour atténuer les douleurs dues aux cycles menstruels.

Le même, trois jours après...
Ses graines arrondies en forme de lune, se récoltent et se ressèment facilement... (celui ci est issu des graines récoltées l'an dernier). En revanche, contrairement à l’œillet d'Inde qui se sème, se repique et peut être déplacé facilement, le souci a tendance à ne pas survivre aux déménagements... je le sème donc directement en place.

mercredi 15 juin 2016

Les courgettes sont en retard !

A part une semaine à plus de 25° où le potager s'est brutalement révélé et épanoui, depuis janvier les nuits sont fraiches (on ne décolle pas vraiment des 10° la nuit, nécessaires aux haricots), les journées sont plus arrosées qu'ensoleillées... bref le potager est en mode "hésitation", genre "c'est quoi ce temps pourrav' les gars, moi je reste au chaud, ça caille dehors!".

Bref, tout a du retard ! Le mildiou commence à oeuvrer au sein des pommes de terre (jamais vu cela en 3 ans). Les premières fleurs sont très timides (cornichons, potirons, fèves, petits pois...). Tout est au ralenti, d'autant plus que c'est une année à limaces... (des toutes petites, qui font des ravages jusqu'à déguster mes fraises à peine rougies... elles se goinfrent puis se prélassent à l'intérieur) et à oiseaux, également affamés !

Au milieu de tout cela, mes courgettes prennent leur temps. Et dire que j'avais cueilli les premières mi-juin l'an dernier !


Néanmoins... il y a de l'espoir, quand certains ont vu tous leurs plants ravagés par les limaces, ou submergés par les eaux !

dimanche 12 juin 2016

Floraison des capucines !

La capucine est une plante annuelle, comestible, caduque (elle disparait dès les premières gelées), qui se ressème toute seule, de couleur jaune, orange ou rouge, naine ou grande, voire grimpante.


La capucine a la particularité d'attirer les pucerons et les chenilles et d'éloigner ainsi les insectes nuisibles des cultures. J'avais néanmoins hésité avant d'en planter car certains s'en plaignent, mais je la trouve fort utile aux pieds des fèves et des artichauts... à condition d'apparaitre tôt !

Il est assez difficile d'en récolter les graines, ramassées soit trop tôt, soit trop tard, mais après quelques années de jardinage, elles se ressèment toutes seules, ce qui facilite la vie du jardinier qui a toujours autre chose à faire !

Et pour les gourmands, tout y est comestible : les feuilles, les fleurs, et les bourgeons, lesquels conservés dans du vinaigre ont un goût piquant qui rappelle les câpres.
A tester !

Promesses de noisettes !

Lorsque les thuyas avaient été abattus en 2013, j'avais découvert un petit noisetier caché derrière la haie, qui ne demandait qu'à vivre...

Noisetier découvert en 2013
 Aujourd'hui, le petit noisetier a bien grandi... et surtout il fait ses premières noisettes !

Le même noisetier en 2016












Je désespérais d'en avoir, vu qu'il faut normalement combiner deux noisetiers pour obtenir des noisettes (un petit plant de 20 cm étant apparu, je l'avais déplacé dans le potager)... mais comme il est conseillé d'avoir deux variétés différentes de noisetiers... autant dire que j'y croyais peu...

Le printemps fut néanmoins venteux, peut être est ce le noisetier d'un voisin qui a pollinisé les miens ?!

Ce fut donc une belle surprise hier soir lorsque j'ai découvert que les deux noisetiers sont couverts de futures noisettes.. et que sauf maladie, je devrais pouvoir en manger !

samedi 11 juin 2016

Dons de blettes !

L'an dernier, j'avais laissé monter en fleurs des blettes, et le résultat est assez étonnant cette année... j'en ai partout... tant dans les châssis que les allées potagères. Le travail du vent qui a disséminé les graines sans doute.

J'avais déjà fait quelques plants pour la journée "échange de plants" du village... rebelote aujourd'hui... cette fois pour les collègues.


Le problème, c'est que ces prélèvements entament à peine ce "champ de blettes" qui s'est installé partout !
Conclusion : je risque fort de manger de la blette à profusion !

Patates nouvelles !


Fleurs blanches, parfois roses
Je surveillais les pommes de terre depuis un petit moment...
Fleurs fanées signifiant patates nouvelles !
Elles ont quand même mis pas loin d'une semaine pour faner...
Avant que cela soit enfin jour de récolte !


Après nettoyage mais avant cuisson !











Cuisson vapeur, juste un peu de beurre salé... fondant et gouteux à souhait !

lundi 6 juin 2016

Récolte d'artichaut !

J'avais planté en mai 2015, un plant d'artichaut minuscule, qui avait fait UN artichaut, que j'avais laissé monté en fleur.

Photo du plant de mai 2015
 Aujourd'hui, petit artichaut a bien grandi... assez pour ne pas avoir supporté la grêle, puisqu'il lui faut désormais une béquille pour tenir debout... mais il continue à produire !



Je n'ai pas vraiment compris quand l'artichaut se récoltait... (certains parlent d'écartement des feuilles du haut ou du bas, bref c'est pas vraiment clair !), donc après avoir croisé la voisine qui m'a dit qu'elle venait de cueillir ses deux premiers, j'ai décidé qu'aujourd'hui était jour de cueillette !

A voir à la dégustation...
Il semble se manger aussi bien cru que cuit... personnellement je vais tester ce que je connais, à savoir cuit ! On verra plus tard pour les expériences ludiques !


A manger dans les 24h de la cuisson, au delà il peut libérer des substances toxiques. L'artichaut est un diurétique, antioxydant, riche en fibres et en cuivre, qui est excellent pour le foie, l'estomac, et qui permettrait de réduire le cholestérol et le taux de graisses dans le sang !

Coeur d'artichaut
Bref, je n'en suis pas fan à la base, mais devant toutes ces considérations et aussi parce que c'est le premier, je vais le goûter pour m'assurer qu'il est utile de lui consacrer 1 m² de terrain !

A la queue l'oeuf l'oeuf !


"- Ben oui... c'est pire que la Sécu ici... faut faire la queue pour pondre !"

NB : Elles ont plusieurs endroits pour pondre, mais évidemment... les quatre poules veulent pondre dans le même pondoir, et bien souvent au même moment... elles se lèvent, elles mangent, elles vont boire, elles font un petit tour de jardin, et elles vont pondre... le rituel est immuable. Néanmoins, aucune hiérarchie dans l'ordre de ponte... le respect de l'urgence sans doute !

Ce qui est étonnant, c'est le respect qu'elles ont pour la ponte de l'autre... Biscotte est là devant le poulailler totalement silencieuse... elle ne veut pas déranger... en revanche, il y aura un concert de cot-cot-cot-codec un peu bruyant après... genre "elle est des nôôôtres, elle a fait son oeuf comme les au-au-tres !".



dimanche 5 juin 2016

Taille du troène !

C'est bien gentil de remplir le potager pour bénéficier de bons légumes bio, mais encore faut il entretenir le jardin...

Depuis 4 ans, je tente de redonner une forme à ces troènes tout en comblant le trou laissé par la disparition de l'un d'entre eux... petit à petit, ils commencent à ressembler à quelque chose...

Côté jardin
Côté enclos des poules
La difficulté consistait néanmoins à ne pas trop le tailler ( tout l'intérieur étant mort...) et ne pas déranger la bonne dizaine de moineaux qui y vivent à l'année... heureux de pouvoir partager le repas des poules le matin, et surtout d'avoir à boire en toutes circonstances, même lorsqu'il gèle !

Cisaille, escabeau, échelle... et surtout huile de coude, et le tour est joué !
Enfin, je ne sens plus mes bras... quand même !

samedi 4 juin 2016

Fleurs d'actinidia mâle !

Plantés il y a trois ans, les actinidias ont bien grandi.

A gauche, l'un des deux actinidias femelles, à droite le mâle.

Sauf à disposer d'un plant autofertile, la combinaison des deux est nécessaire pour que les pieds fructifient.

La difficulté consiste néanmoins à faire coïncider les deux floraisons, pour que la pollinisation se fasse.

Or pour l'instant, je n'ai des fleurs que sur le mâle... même si c'est déjà bien !

Voici l'évolution de la floraison :

Tout d'abord, l'actinidia mâle se pare de petites boules type testicules desséchées...

Qui s'entrouvrent et laissent apparaître des pétales blancs...

S'ouvrant eux même sur des pistils jaunes foncés (ceux de la femelle sont plus clairs)...

 Avant de s'épanouir...

Voilà, mon actinidia mâle est devenu sous vos yeux un ado sexué !